08 Février 2012 à 18:33:58
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6892 Messages dans 5511 Fils de discussion- par 3098 Membres - Dernier membre: danlarsen_cambridge


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« le: 18 Janvier 2010 à 12:02:14 »

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 Les Port-aux-Princiens espèrent fébrilement secours, vivres et médicaments, au milieu des cadavres et des décombres qui jonchent les rues de la capitale.
L'aide humanitaire et les équipes de secours ont afflué en masse à Haïti, où l'espace aérien était saturé, 48 heures après le séisme qui pourrait avoir fait plus de 50 000 morts. La communauté internationale s'est mobilisée pour débloquer des fonds, rechercher d'éventuels survivants et fournir au plus vite le minimum vital à des Haïtiens désemparés, dans une capitale en ruines dont les infrastructures sont réduites à néant.Port-au-Prince a sombré dans le chaos hier en dépit de l'arrivée des premiers secours. Coups de feu et scènes de pillage se mélangeaient aux efforts des sauveteurs pour dégager des survivants encore coincés sous les décombres 48 heures après le séisme.Les bâtiments officiels broyés par la secousse, dont le palais présidentiel et des ministères, trahissent l'état d'impuissance dans lequel se trouvent les institutions haïtiennes, alors que plusieurs membres du gouvernement seraient toujours portés disparus.La principale prison de Port-au-Prince s'est effondrée lors du séisme de mardi et des détenus ont pris le large. Mais en l'absence des Casques bleus, occupés à fouiller les ruines, et eux-mêmes fortement touchés, les rues de la capitale surpeuplée étaient le théâtre de pillages et de tirs.« Nous entendons de nombreux coups de feu sans pouvoir préciser d'où ils viennent. Les pillages ont commencé dans les supermarchés qui se sont écroulés partiellement » , raconte un porte-parole de l'ONG brésilienne « Viva Rio » . « Les tirs sont constants et on a l'impression que ce sont des familles qui tentent de se protéger des assaillants » , venus voler ce qui leur reste de nourriture.Sauver et sécuriser
Dans l'espoir de stabiliser la situation, les Etats-Unis ont envoyé de nouveaux renforts militaires, en plus de ceux arrivés hier et qui ont notamment sécurisé l'aéroport. Le Pentagone a ordonné l'envoi de la 82e brigade de l'armée de Terre, soit 3 500 hommes, alors que 2 000 Marines se préparaient à partir sur un navire amphibie. Un porte-avions nucléaire était également attendu hier en fin de journée.« On ne va pas vous laisser seuls, on ne vous oubliera pas » , a lancé le président Barack Obama au peuple haïtien lors de sa deuxième intervention solennelle en 24h, annonçant le déblocage de 100 millions de dollars.En plus de participer au maintien de l'ordre, les GI's devront réparer les infrastructures clés de la capitale, dont les installations électriques ou les trois grues du port, sans quoi l'acheminement de l'aide massive envoyée des quatre coins de la planète sera bloqué.La secousse, la plus forte dans ce pays depuis plus de deux siècles, a laissé d'innombrables sans-abri, qui, serrés les uns contre les autres, scrutaient le ciel, dans l'espoir d'apercevoir les avions de l'aide internationale.Le Champ de Mars, célèbre avenue de Port- au-Prince, a été transformé en un gigantesque camp de plusieurs dizaines de milliers de réfugiés.« Ma maison s'est écroulée. Mes deux frères Patrick et Grégory sont morts et on n'a toujours pas trouvé les corps » , confie Francesca, 14 ans. « Maintenant, on espère trouver une maison pour dormir. Il n'y a que le bon Dieu qui puisse nous aider » .La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a affirmé que le tremblement de terre avait fait « des dizaines de milliers de morts » . Le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, avait dit mercredi redouter qu'il ne soit « bien au- dessus des 100 000 » morts.Peut-être 3 millions de sinistrés
Dans les rues haïtiennes, les corps sont souvent alignés à même le sol, recouverts d'un drap. Faute de moyens, les survivants tentent de dégager des blessés à mains nues.Signe de l'extrême nervosité des habitants, des milliers d'Haïtiens paniqués ont tenté dans la nuit de rejoindre les hauteurs de Pétion-Ville, après une rumeur annonçant un tsunami.Dans les ruines, les corps sont restés figés dans la position qui était la leur au moment du drame : un couple surpris pendant la sieste, des fillettes recouvertes de poussière, des femmes presque dévêtues. Dans les carcasses de voitures restent des corps carbonisés.Et les habitants manquent de tout.« Certaines personnes risquent de mourir de froid, de déshydratation ou de blessures qui auraient pu être facilement soignées » , a relevé l'ancien président américain Bill Clinton, envoyé spécial de l'ONU pour Haïti.Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a souligné que le séisme exigeait un effort majeur des secours, dont pourraient avoir besoin 3 millions de sinistrés, ajoutant qu'il se rendrait sur place « dès que possible » .L'Onu elle-même a payé un lourd tribut : le quartier général de la Mission de stabilisation de l'Onu en Haïti (Minustah) est en ruines. Vingt-deux de ses membres sont décédés, 56 blessés et plus de 100 sont portés disparus.Et alors que les gros-porteurs déchargeaient aide internationale et équipes de secouristes, les Etats-Unis et la France rappatriaient leurs ressortissants.




source France-Antilles Martinique
« Dernière édition: 25 Janvier 2010 à 21:27:25 par lili » Journalisée

venez me retrouver sur le chat tout  les samedis vers 9h l'heure locale je vous attends
merci

lyviavarlin
Jean marc templet Forum
   

 Journalisée
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