Pierre-Yves CARLIER France-Guyane 18.07.2009

[ Le drame s'est noué dans cette villa de l'avenue Tropicana, à Rémire-Montjoly. Un homme, âgé de 45 à 50 ans, est soupçonné d'avoir tiré sur une de ses amies, âgée de 40 ans (JA)
Une femme de 40 ans a été retrouvée avec une balle dans le dos mais vivante, hier matin, chez un ami. Celui qu'elle désigne comme le tireur gisait inconscient à quelques mètres d'elle. Si son état le permet, il sera entendu ce week-end par les gendarmes.
Des voitures de gendarmerie, des fourgons des sapeurs-pompiers, des véhicules du Samu, des habitants dans la rue. Ce vendredi matin, l'inquiétude est à la hauteur du drame qui vient de se nouer, dans une villa de l'avenue Tropicana, à Rémire-Montjoly. Une femme de 40 ans, Michèle D., a été retrouvée touchée d'une balle dans le dos ; celui qu'elle a désigné comme le tireur, Patrice F., gît inconscient à quelques mètres.
Le quartier est habituellement calme. À peine perturbé par la circulation de la route de Rémire et de la route des Plages, que l'avenue relie, et les tirs de quelques chasseurs dans la végétation voisine. Aussi, plusieurs habitants sont surpris quand, un peu avant 7 heures, ils entendent une voix féminine crier « À l'aide » et « Au secours » . Les cris proviennent de la maison d'une Rémiroise partie pour un séjour dans l'Hexagone.
« Elle criait « À l'aide, au secours » , raconte une dame venue planter des fleurs chez une habitante du quartier. Sa voix faiblissait, puis s'est arrêtée. Et je l'ai de nouveau entendue crier. » D'autres voisins disent avoir surpris « deux bruits sourds » , qui font penser aux détonations d'une arme à feu. Les gendarmes indiquent avoir été alertés bien plus tard, vers 8h30.
À leur arrivée, ils découvrent Michèle D. allongée sur la terrasse. Nue, elle a été touchée d'une balle de fusil, de type brenek et a perdu énormément de sang. Elle a la force de leur révéler que le tireur est l'homme - le compagnon de la propriétaire - qui se trouve à l'intérieur. Prise en charge par les sapeurs-pompiers, puis par une équipe du Samu, la victime, professeur de mathématiques du lycée Gontran-Damas, est emmenée à l'hôpital dans un état grave. Des organes vitaux sont touchés et le pronostic vital est engagé.
Toutes les issues de la maison sont fermées. La porte par laquelle la victime est sortie est verrouillée à clef. Les forces de l'ordre et les sapeurs-pompiers la forcent. Ils arrivent dans une pièce où ils découvrent Patrice F. allongé au sol. Âgé d'une bonne quarantaine d'années, il est inconscient. Un fusil à canon scié, qui pourrait être l'arme du crime, est retrouvé près de lui.
Selon toutes vraisemblances, Patrice F. a avalé un produit que l'enquête devra identifier. Plusieurs de ses connaissances le décrivent comme dépressif. Hospitalisé, il a commencé à se réveiller hier dans l'après-midi. Si son état de santé continue à s'améliorer rapidement, il pourrait être entendu par les gendarmes, chargés de l'enquête, pendant le week-end. Il pourrait alors leur en révéler davantage sur les circonstances qui ont conduit à ce drame.
La victime, professeur de mathématiques au lycée Gontran-Damas, a été emmenée à l'hôpital dans un état grave. Son pronostic vital est engagé.[
